20/08/2026

Les vagues de chaleur s’éloignent et une nouvelle année de loisirs et d’activités physiques débute. Les Arnolphiens, véritables « enfants de la balle », cultivent depuis longtemps un patrimoine sportif insoupçonné. Tir à l’arc, cyclisme, tennis de table : derrière ces disciplines familières se cache une histoire vieille de plusieurs siècles.
Tennis, badminton, ping-pong, squash, pelote ou padel, tous ces sports partagent un ancêtre commun, jadis très populaire : le jeu de paume.
« Roi des sports et sport des Rois », il est pratiqué dès le XIIe siècle par les moines des prieurés, à main nue ou gantée. La longue paume, déclinaison « grand public », est jouée par tous en plein air, dans les rues et places. La « courte paume », variante plus réglementée plébiscitée par les notables, intègre les raquettes à partir du XVIe siècle. Elle se pratique dans des salles fermées dites « tripots », où galeries et murs inclinés permettent des échanges plus techniques.
Haut lieu de passage, la ville est gagnée par cette mode royale et aménage une salle au n°18 de l’actuelle rue Charles-de-Gaulle.
En 1781, le prince de Rohan-Rochefort établit un second espace dédié à la « longue-paume » sur la place qui porte encore son nom. L’ancien vestiaire des « Paumiers » sera ensuite intégré à la Maison commune devenue l’actuel hôtel de ville.
À vos arcs !
Entraînement militaire devenu sport olympique, le tir sur cible était pratiqué à la fois pour la défense de la ville et le divertissement des foules.
Avec l’édification des remparts au XVIe siècle, la ville se dote d’une compagnie d’arbalétriers, surnommés les « Papegauts », du nom des cibles de bois en forme de perroquets. Leur caserne était située au n°7 de la rue Charles-de-Gaulle.
La « petite Reine »
Popularisée au XIXe siècle, la pratique de la « vélocipédie » a évolué du grand bi au VTT. Les épreuves cyclistes se sont multipliées et Saint-Arnoult est désormais une étape régulière de courses et parcours d’endurance, comme le Paris-Nice ou les randonnées du Bon Saint-Arnoult.
Anecdote
Le mot « tennis » viendrait du français « Tenez ! », cri lancé par le joueur avant de servir. Une petite trace de notre langue… sur les courts du monde entier !