23/06/2026
Au moment de choisir la route des vacances, on pense rarement à l'histoire qui défile sous nos roues. Pourtant, des charrettes d'autrefois aux SUVs modernes, Saint-Arnoult vit depuis toujours au rythme de ses voyageurs. Cap sur ces axes insoupçonnés qui façonnent notre quotidien.
Au fur et à mesure de son histoire, la ville a vu de nouveaux parcours et mobilités apparaître. En voici un petit aperçu.
Toutes les routes, ou presque, menaient à Saint-Arnoult
Au Ier siècle avant J.-C., les Gaulois parcouraient déjà les chemins forestiers qui formeront la voie romaine Lutèce (Paris)-Carnotum (Chartres). Cet axe antique fut la première grande route de la région, alors que la commune n’était qu'une simple halte. L’A10 en suit aujourd’hui l’ancien tracé.
Marcheurs d'hier et d'aujourd'hui
Deux grands chemins de randonnées traversent la commune. Le GR 655, ancienne "Via Turonensis", guide de mai à août les pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne). Le GR1, inauguré en 1947, permet de faire le tour de l’Île-de-France en une trentaine de jours.
Les voies dans la forêt
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les calèches transportaient seigneurs et marchands vers Dourdan et Chartres sur les routes royales. Les voyageurs faisaient halte dans nos nombreuses auberges pour ne pas voyager de nuit dans les bois infestés de bandits.
Un train bien trop court
De 1930 à 1944, un train éphémère relia Massy à Chartres, et une gare temporaire fut installée au niveau de la place Jean Moulin. La Coulée Verte suit aujourd’hui ces rails disparus au fil des anciens ponts et guérites de cantonniers.
La Normandie à portée de pédale
La Véloscénie traverse aussi le village. Ce superbe parcours de 450 km relie Notre-Dame de Paris au Mont-Saint-Michel à vélo en quelques jours, tout en profitant de la fraîcheur de notre vallée.
La grande barrière de notre temps
Au Moyen Âge déjà, l’« octroi » taxait les marchandises franchissant le bourg. En 1972, l’A10 prend le relais. Avec 39 voies parallèles, c'est le plus grand péage d'Europe, traversé par 30 000 à 170 000 véhicules chaque jour.
Et vous, quel chemin emprunterez-vous cet été ?