23/06/2026
Dans son numéro 208 de février 2026, sous le titre « Ça pique » votre mensuel municipal l’Éclair préparait les esprits aux inconvénients naturels auxquels nous sommes susceptibles d’être confrontés de plus en plus souvent à l’approche des beaux jours, réchauffement climatique oblige. Sur trois pages, il était question de la tique, du frelon, du moustique tigre et de la chenille processionnaire, qu’elle soit du chêne ou du pin !
Alors que la mairie dépense des milliers d’euros chaque année, 7 000 € en 2025, pour prévenir la présence de la chenille processionnaire sur le domaine public et qu’elle ne cesse de prévenir sur les actions de prévention à mettre en place face au fléau, une partie de la population semble découvrir le phénomène seulement à l’issue d’une forte pullulation de la chenille processionnaire, comme lors de l’épisode caniculaire de mai dernier.
Il y va tant des propriétaires qui s’inquiètent trop tardivement de la présence de cocons sur leurs arbres et qui en appellent à l’aide des pouvoirs publics, que du promeneur qui pointe du doigt la mairie comme responsable de sa sortie urticante en forêt, faisant fi des avertissements. Une réalité présente aux quatre coins du pays.
RAPPEL
La prolifération des chenilles processionnaires du chêne résulte d’une combinaison de facteurs naturels (cycle de vie, climat) et anthropiques (plantations, réduction des prédateurs, dispersion passive). Leur expansion est favorisée par les changements climatiques et les activités humaines, tandis que leur régulation reste complexe en raison de leur impact sanitaire, écologique et des limites des méthodes de lutte.
- La réduction des populations des mésanges et autres oiseaux insectivores mais aussi des chauves-souris, due à l’urbanisation, à l’agriculture intensive ou à la destruction des habitats, limite la régulation naturelle des chenilles. Ces prédateurs jouent pourtant un rôle clé dans la limitation de leur expansion.
- Les plantations de chênes, composante majeure de nos boisements proches, créent des habitats idéaux pour ces chenilles. Leur prolifération est donc favorisée par l’augmentation des surfaces boisées dominées par cette essence.
- Les hivers doux permettent une meilleure survie des œufs et des jeunes chenilles, tandis que les étés chauds accélèrent leur développement. Ces conditions climatiques, de plus en plus fréquentes en Europe en raison du réchauffement climatique, favorisent leur pullulation.
UNE LUTTE BIOLOGIQUE ET MÉCANIQUE
Les méthodes comme la pose de nichoirs à mésanges (comme cela a été fait au parc de l’Aleu et au complexe sportif), les pièges à phéromones ou l’élimination manuelle des nids sont efficaces localement, mais leur impact reste limité à petite échelle surtout dans une région forestière peuplée de chênes. Une lutte intensive dans les massifs forestiers n’est pas envisageable et pourrait perturber l’équilibre écologique.
Notre commune a mis en place, depuis plusieurs années une stratégie de lutte contre les chenilles processionnaires du pin et du chêne. Cependant la proximité des forêts domaniales et privées aux essences de chênes majoritaires, les aléas climatiques incontrôlables, la perte accélérée de la biodiversité, l’urbanisation, sont certains des facteurs limitant l’efficacité des actions collectives.
FACE À LA PROCESSIONNAIRE DU PIN
Méthodes de lutte
- Piège à phéromones : capture les papillons mâles de juin à août pour réduire la reproduction.
- Écopiège : interception de janvier à mars des chenilles lors de leur descente des arbres
- Échenillage : coupe manuelle de chaque nid de chenilles visible et incinération de janvier à février.
FACE À LA PROCESSIONNAIRE DU CHÊNE
Méthodes de lutte
- Lutte biologique : utilisation de Bacillus thuringiensis, une bactérie naturelle qui détruit les chenilles encore à l’état de larve d’avril à mai.
- Destruction mécanique : aspiration des nids de chenilles puis incinération, de mai à juillet
Surveillance et signalement : Depuis 2025, des plateformes de signalement, comme chenille-risque.info, permettent de cartographier les zones infestées et d’adapter les mesures de prévention. Cependant, les erreurs d’identification, confusion avec d’autres espèces de chenilles, peuvent fausser les données
MOUSTIQUE TIGRE
Insecte importé et dont la présence ne cesse de coloniser le territoire national : le moustique tigre.
L’ARS Île-de-France met en place une surveillance renforcée du 1er mai au 30 novembre,
- 69 pièges pondoirs ont été installés pour cette période dont un localisé à Saint-Arnoult-en-Yvelines afin d’accroître la vigilance face à l’expansion de l’insecte.
Vecteur des maladies virales telles que la dengue, le chikungunya ou le zika, le moustique tigre n’a pas encore été identifié sur notre commune contrairement aux 328 autres communes d’Île-de-France, dont 49 dans les Yvelines, représentant 60% de la population du département.
Plus vite sa présence serait constatée, plus vite les autorités sanitaires pourront agir préventivement contre les risques de transmission de maladies.
ZZZAPP : l’appli pour prévenir le moustique tigre
L'enjeu est de donner à chaque citoyen le pouvoir d’agir sur son propre environnement de manière précise et efficace. Si vous identifiez un moustique tigre chez vous, c’est qu’il est forcément né à proximité. Zzzapp accompagne chaque foyer dans la création d'une routine simple, avec des rappels pour agir au bon moment et sécuriser son domicile (jardins, balcons, etc.) en quelques minutes par semaine.
Plus le nombre d'utilisateurs actifs est élevé dans une zone, plus la zone protégée s'étend. En téléchargeant Zzzapp, chaque habitant devient un acteur essentiel de la protection de son cadre de vie tout en préservant celui de ses voisins.
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