22/05/2026
Patrimoine vivant au cœur de la commune, les arbres participent pleinement à la qualité du cadre de vie des Arnolphiens. Source d’ombre, de fraîcheur et de biodiversité, ils contribuent à rendre les espaces publics plus agréables et plus apaisés. Mais préserver ce patrimoine végétal nécessite également une gestion attentive et régulière.
Bien plus qu’un simple élément de paysage, les arbres participent pleinement à la qualité du cadre de vie en centre-ville. Ils apportent une présence végétale appréciée des habitants, créent des espaces plus agréables à vivre et invitent à la promenade comme à la convivialité. Par leur ombre, leurs couleurs changeantes au fil des saisons et leur intégration dans l’espace public, ils contribuent à rendre le cœur de ville plus accueillant,
Élaguer ou ne pas élaguer ?
En dehors de ces aspects, les arbres urbains offrent de nombreux autres bénéfices :
- Séquestration de CO2
- Réduction de la pollution atmosphérique
- Gestion des eaux pluviales
- Atténuation du bruit
- Création d’îlots de fraîcheur.
Un arbre en bonne santé continue de délivrer ces différents services plus efficacement.
L’élagage urbain n’est pas une simple opération esthétique ; il s’agit d’une pratique de gestion visant à préserver la santé des arbres, la sécurité des citadins et la qualité de l’environnement urbain, lorsqu’il est réalisé de façon douce, il ne compromet pas ces fonctions mais les optimise.
Si laisser un arbre s’exprimer dans son entièreté est, lorsque c’est possible, toujours préférable, l’élagage est indiqué pour certains arbres urbains notamment ceux d’alignement afin de garantir la sécurité publique, respecter les obligations légales et urbanistiques. Les municipalités imposent des hauteurs maximales et des distances minimales entre les branches et les bâtiments ou les lignes aériennes. L’élagage permet de se conformer à ces règles, évitant ainsi des sanctions ou des travaux d’abattage coûteux.
Une taille raisonnée conserve la forme naturelle de l’arbre et améliore l’esthétique des rues et des parcs, contribuant au bien‑être des habitants.
Comme pour beaucoup de sujets, les réclamations des citadins à propos des arbres bordant leur rue sont antagonistes et inconciliables.
En dehors des cas d’urgence, nous devons maintenant prévoir les abattages et élagages classiques entre septembre et fin février (initialement recommandé avant le 15 mars) car la végétation a régulièrement 3 semaines d’avance quant à la montée de sève, le débourrage et la feuillaison (changement climatique).
Dans la mesure du possible, certains arbres abattus sont conservés sous forme de « totem » afin d’enrichir le maillage du réseau de vieux bois déjà présent dans nos forêts domaniales.
Parc arsonneau
Un arbre en pleine feuillaison est tombé lors du dernier épisode de vent et de grêle.
Un diagnostic précis a été effectué pour tous les arbres du parc Arsonneau le 20 avril 2026.
Voir « à cœur » nécessite une entreprise spécialisée. Ainsi Arborexpert a réalisé un sondage avec un résistographe. Cette prise de mesures permet de compléter l'observation visuelle, si celle-ci est jugée insuffisante pour apprécier l'état réel des tissus internes des arbres. Coût de l’intervention : 1 665 €.
Régulièrement des diagnostics précis sont demandés comme cela a été fait pour les anciens arbres de la rue Jean Moulin, ceux de toutes nos écoles et du complexe sportif. Une surveillance annuelle est demandée pour les arbres du parc de l’Aleu où une majorité de frênes se dégrade ainsi que sur d’autres sites. Les maladies émergentes dues au changement climatique provoquent une mortalité conséquente sur de nombreuses essences locales.
Le diagnostic sanitaire au printemps permet d’identifier précocement les maladies, les attaques de nuisibles et les facteurs environnementaux qui peuvent affecter la vigueur des arbres, afin de prévenir les dommages, planifier les traitements et assurer la longévité et la résilience des arbres dans les espaces urbains et naturels.
Le printemps est la période optimale pour apprécier le houppier, les feuilles (chute prématurée, décoloration…) mais également le développement de champignons, les attaques d’insectes ou de bactéries pathogènes.
Les traitements peuvent être ainsi planifiés : élagages, traitements ciblés, amendements…
Détecter tôt les problèmes de santé permet de planifier des interventions ciblées et efficaces, d’assurer la sécurité des usagers et la conformité aux normes et de mener une gestion durable des espaces verts, tant sur le plan environnemental qu’économique.
Jardin de l'église
Sur 850 m2, ce site formidable chargé d’histoire au pied de notre église possède l’unique crypte du département.
Le jardin de l’église, présenté au budget participatif de la Région en 2021 a été créé grâce aux votes des Arnolphiens permettant de bénéficier d’une subvention couvrant 50% du montant nécessaire à sa plantation. Il a une vocation de verger partagé avec des pommiers, groseillers, cassissiers, mais également de lieu réservé aux animations en centre-ville.
Il a accueilli le 11 avril dernier l’animation de Pâques organisée par l’ACASA, dont les membres ont été contraints de procéder au préalable à l’enlèvement de nombreuses déjections canines. D’autres demandes pour l’organisation de manifestations sont également en cours sur ce site.
Pour le bien-être de tous, un arrêté municipal interdit désormais le site à nos amis les chiens.
Site créé en partenariat avec Réseau des Communes