25/03/2026
Élue 97e Reine du Muguet de Rambouillet, Emilie Jacquet, 18 ans, incarne une jeunesse engagée. Jeune sapeur-pompier et ambassadrice de l’association Une Rose Un Espoir, elle porte avec conviction la sensibilisation au dépistage du cancer du sein.
Vous avez été élue Reine du Muguet 2026 à la salle Patenôtre à Rambouillet. Qu’avez-vous ressenti au moment où l’écharpe vous a été remise ?
Au moment de l’annonce des résultats, je n’y croyais pas. J’étais à la fois submergée par la joie d’être élue et triste pour les autres concurrentes. J’ai eu beaucoup de mal à y croire, même après quelques jours. Aujourd’hui, j’attends avec impatience mon couronnement à l’occasion de la fête du Muguet qui se tiendra les 9 et 10 mai à Rambouillet.
Vous représentez l’association Une Rose Un Espoir. Pourquoi la lutte contre le cancer est-elle une cause qui vous tient particulièrement à cœur ?
Dans ma famille, nous avons été touchés par différents cas de cancers. Il a fallu être fort pour surmonter ces épreuves. La présidente d’Une Rose Un Espoir, Stéphanie Delecroix, a aussi dû combattre le cancer. Après sa guérison, elle a repris son métier de sapeur-pompier. À mes yeux elle fait preuve de beaucoup de force et de courage. C’est un bel exemple de résilience. Elle lutte encore aujourd’hui, mais cette fois pour faire avancer la recherche par la collecte de dons, mais aussi et surtout pour sensibiliser au dépistage. Plus la maladie est détectée tôt, moins les soins sont lourds et plus la guérison est rapide. Sa démarche mérite d’être soutenue, c’est pourquoi j’ai souhaité m’engager auprès d’elle et de son association.
Vous êtes également jeune sapeur-pompier et vous préparez un bac professionnel lié aux métiers de la sécurité au lycée Louis-Blériot de Trappes. Comment ces engagements ont-ils façonné votre envie de vous engager pour les autres ?
Toute petite, j’allais voir mes parents à la caserne des Essarts-le-Roi ; ils y étaient pompiers volontaires. Mon parrain Yves est également pompier et un oncle l’a été aussi. Je connais donc la profession, son uniforme et la vie à la caserne. Je regardais aussi les émissions sur les services de secours, à savoir les pompiers, la police et la gendarmerie. C’est ce qui m’a motivée à devenir pompier à mon tour, avec la volonté première de venir en aide aux gens ; j’aime aider et être présente pour les autres.
À 13 ans, j’ai tenté une première fois d’entrer chez les Jeunes Sapeurs-Pompiers, en vain. Face à l’échec, j’ai redoublé d’efforts et repassé les tests l’année suivante. Avec succès cette fois. J’ai été retenue pour suivre cette préparation longue de 4 années. J’ai suivi les 3 premières années au centre de secours de Rambouillet. Aujourd’hui, je termine la formation dans un autre centre de secours.
Lorsque j’étais au collège, au moment de l’orientation, il s’agissait de faire des choix de formation pour préparer son avenir professionnel. Bercée par l’aide aux personnes depuis toujours, je souhaite devenir gendarme. Aidée de mes parents, j’ai alors étudié les possibilités de formations disponibles. J’ai opté pour le bac pro Métiers de la sécurité. Je suis actuellement en classe de 1re. Après le bac, je vais tenter le concours d’entrée en gendarmerie.
Durant votre année de règne, quelles actions ou messages souhaitez-vous porter auprès du public, notamment des jeunes ?
Durant cette année qui s’annonce chargée, je vais promouvoir l’autopalpation auprès des jeunes filles. Ce simple geste permet une détection précoce et de sauver des vies. C’est un geste simple, auquel il faut procéder naturellement, sans gêne. Je militerai également pour que cette information soit diffusée dans les établissements scolaires.
Les 25 et 26 avril, Une Rose Un Espoir mènera une vente de roses dans le sud des Yvelines, notamment à Saint-Arnoult-en-Yvelines. Quel message souhaitez-vous adresser aux habitants pour les encourager à soutenir cette initiative solidaire ?
Sans la mobilisation de toutes et tous, rien n’est possible. Mon message est le suivant : « Faites fleurir la recherche, afin de sauver des vies ». Nous sommes ou nous le serons probablement, toutes et tous, directement ou indirectement touchés par le cancer. Plus les dons seront nombreux plus vite la recherche avancera. J’invite les habitants des communes du Sud Yvelines traversées par le cortège de motards à venir à notre rencontre les 25 et 26 avril. Contre un don minimum de deux euros, ils recevront une rose, mais surtout, ils contribueront à aider pour la recherche contre le cancer. Tous ensemble, on est plus fort.