22/01/2026
L’hiver aura marqué en ce début d’année 2026 notre paysage de son blanc manteau pour le plus grand bonheur des enfants, rappelant aux mécontents de nos routes enneigées, toute sa rigueur, pourtant bien en deçà de ce qu’ont connu nos aînés durant leur jeunesse.
Dans quelques jours, février devrait annoncer les prémices du printemps, dévoilant les petites trompettes couleur soleil des jonquilles. Mais chaque saison a son revers…
Après les affres de l’hiver, le printemps n’est pas seulement synonyme de petites fleurs colorées. Il est aussi le départ de la valse aérienne des pollens, le va et vient des insectes, le réveil de la flore et de la faune en quête de la survie de leur espèce.
Tout ce monde essentiel à notre existence s’agite !
À chacun d’être vigilant et de se protéger au mieux des risques sanitaires encourus, pourtant naturels.
POLLEN ALLERGISANT
Les pollens les plus allergisants en France et dans notre région sont ceux des graminées de mai à juillet, du bouleau de mars à mai, du cyprès, de l’ambroisie jusqu'en octobre, du noisetier et du chêne. Ces pollens provoquent des réactions allergiques chez les personnes sensibles, notamment des symptômes respiratoires et oculaires.
Pour plus d'informations sur les niveaux de risque, consultez les cartes de pollution de l’air, notamment aux pollens sur le site de la Fédération des Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air.
Conseils : Pour vous protéger des pollens allergisants, évitez les sorties durant les pics de pollution et adoptez des gestes simples comme porter des lunettes de soleil, des masques et laver vos vêtements régulièrement.
CHENILLES PROCESSIONNAIRES DU PIN ET DU CHÊNE
Les chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) et du chêne (Thaumetopoea processionea) sont les larves de papillons de nuit qui pullulent régulièrement en France. Elles sont connues pour leur déplacement en file indienne et leur caractère urticant.
Les chenilles vivent en colonies et tissent des nids collectifs. Elles se nourrissent la nuit du feuillage de leur arbre support.
La processionnaire du pin, frileuse, est arrivée dans notre région après les années 90, passant la Loire qui représentait alors la limite nord de son aire de répartition. En 30 ans, elle a conquis plus de 100 000 km2 en France.
La processionnaire du chêne est commune et présente depuis la fin du XVIIIe siècle de l’ouest de l’Europe à la Turquie.
Au printemps, les chenilles du pin, en procession, quittent le pin pour s'enfouir dans le sol à quelques centimètres sous terre.
Les processionnaires du chêne, quant à elles, se métamorphosent dans un nid solide fixé au tronc ou sur une branche maîtresse du chêne.
Les poils possèdent des propriétés urticantes pendant plusieurs années, ce qui fait des chenilles vivantes, mais aussi mortes, ainsi que des nids même anciens, des vecteurs potentiels.
Le contact génère des troubles parfois graves (choc anaphylactique, œdèmes, irritations, démangeaisons dans les cas les plus fréquents, voire des réactions allergiques plus sérieuses…) nécessitant le recours à un médecin ou un vétérinaire pour les animaux domestiques ou d’élevage.
Conseil : Surveillez l‘installation éventuelle de ces espèces dans les arbres de votre jardin.
De son côté, la commune a consacré en 2025 la somme de 7 000 € pour limiter la propagation des chenilles dans les arbres situés sur son domaine public.
Poser des nichoirs à mésanges est également une bonne idée : le passereau s’en délecte !
Stratégie mise en place sur la commune
Processionnaire du pin :
- Échenillage de janvier à février : Coupe manuelle de chaque nid de chenille visible et incinération.
- Écopièges de janvier à mars : Ces pièges mécaniques interceptent les chenilles lors de leur descente des arbres. Piégées, elles n’auront ainsi jamais l’occasion de se reproduire et de générer à leur tour des chenilles.
- Pièges à phéromones de juin à août : Ils permettent la capture des papillons mâles pour empêcher la reproduction.
Processionnaire du chêne :
- Lutte biologique d’avril à mai : Utilisation de Bacillus thuringiensis, une bactérie naturelle qui détruit les chenilles sans nuire à l’environnement.
- Pulvérisation de savon noir sur les nids pour stopper la libération de poils urticants
- Destruction mécanique de mai à juillet : Aspiration des nids de chenille puis incinération.
TIQUES
Si elles sont infectées par la bactérie Borrelia, les tiques, des acariens parasites, transmettent la maladie de Lyme via leur piqûre, souvent indolore et difficile à détecter. Elles vivent principalement dans les zones boisées et humides, comme les forêts, les tapis de feuilles mortes et les broussailles.
Il est important de retirer les tiques au plus vite et de désinfecter pour éviter ce risque. Si un érythème migrant apparaît sur le site de piqûre dans les jours suivants, consultez un médecin.
Conseils : Prendre des précautions lors d'activités en plein air, notamment en forêt ou dans les zones boisées. Porter des vêtements couvrants et utiliser des répulsifs anti-tiques.
FRELON ASIATIQUES, EUROPÉENS...
Les « qui-piquent » sont légion mais certains sont particulièrement dangereux pour les personnes sensibles ou allergiques.
Sachons reconnaître les frelons :
- Le frelon asiatique (Vespa velutina) mesure de 2 à 3 cm, avec un corps brun/noir, rayure orangée sur l’abdomen, pattes jaunes.
- Le frelon européen (Vespa crabro), mesure de 2,5 à 4 cm avec un corps taché de roux, de noir et de jaune, abdomen rayé de jaune et de noir, face jaune.
Frelon européen : Nid en papier mâché de taille moyenne et souvent dissimulé, dans des cavités (arbres creux, murs de pierre, greniers, etc.). Rôle écologique généralement méconnu. C'est un prédateur des chenilles, abeilles, insectes divers et il se nourrit également de fruits.
Frelon asiatique : Nid sphérique, en hauteur (arbres, toits). Prédateur avéré des abeilles domestiques. Impact significatif sur les ruches : chaque colonie peut consommer jusqu'à 11 kg d'insectes par an, dont un grand nombre d'abeilles. En vingt ans, le frelon asiatique a conquis la France métropolitaine, l'Espagne, le Portugal, la Belgique, l'Italie et récemment la Corse.
À savoir : La lutte contre le frelon asiatique est obligatoire en France depuis 2020 et nécessite l’intervention d’une entreprise spécialisée.
En 2025, la commune a fait détruire 9 nids pour un coût de 1 344 €.
La lutte contre les reines de frelons asiatiques est cruciale pour limiter leur prolifération. Les principales méthodes et stratégies à adopter : Dès février jusqu'en mai, les reines fondatrices sortent de leur hibernation et sont vulnérables. Les capturer avant qu'elles ne pondent pour éviter la naissance de milliers d'individus est essentiel. Utiliser des pièges spécifiques et homologués, en suivant des protocoles précis. Vous trouverez sur certains sites en ligne, un piège facile à confectionner à base de bière, vin blanc et sirop de cassis ou de grenadine.
UN NOUVEAU VENU : LE MOUSTIQUE TIGRE
Le moustique tigre (Aedes albopictus) est une préoccupation majeure de santé publique dans les Yvelines. Il est présent dans 17 communes touchant 31% de la population départementale, avec une expansion rapide due aux eaux stagnantes (coupelles de pots, arrosoirs et gouttières) et à l'urbanisation dense. Le moustique tigre privilégie les environnements urbains et périurbains. Il peut transmettre des maladies virales comme la dengue et le chikungunya, et Zika.
L'Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France mène une campagne de surveillance renforcée depuis le 1er mai 2025. Les habitants sont invités à signaler la présence de moustiques tigres via le portail de signalement
Pour limiter la prolifération du moustique tigre, chacun peut adopter des gestes simples : éliminer les eaux stagnantes dans les pots de fleurs et les récipients de jardin. Protéger les habitations : utiliser des moustiquaires, des repellents et des vêtements longs. Signaler les foyers de prolifération, informer les autorités locales et l'ARS en cas de présence suspectée.
Ensemble soyons vigilants.
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